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Introduction au survivalisme

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Comprendre le survivalisme

Imaginez-vous face Ă  une coupure d’Ă©lectricitĂ© qui dure plusieurs jours. Votre rĂ©frigĂ©rateur ne fonctionne plus, votre tĂ©lĂ©phone est dĂ©chargĂ© et l’eau du robinet a cessĂ© de couler. Comment rĂ©agiriez-vous ?

VoilĂ  exactement pourquoi le survivalisme moderne prend tout son sens dans notre monde incertain.

Pourquoi se prĂ©parer Ă  l’imprĂ©vu n’est pas une option mais une nĂ©cessitĂ© :

  • Une personne sur trois a dĂ©jĂ  vĂ©cu une situation d’urgence nĂ©cessitant une Ă©vacuation
  • 78 % des Français ne disposent pas de plus de 3 jours de rĂ©serves alimentaires
  • Seulement 12 % des foyers possĂšdent un moyen de purifier l’eau
  • 95 % des personnes n’ont pas de plan d’urgence familial
  • La majoritĂ© des interventions des secours prennent plus de 20 minutes en zone urbaine en cas de crise majeure, et jusqu’Ă  plusieurs heures en zone rurale

Qu’est-ce que le survivalisme ?

Le survivalisme moderne est avant tout une dĂ©marche d’autonomie et de responsabilitĂ©. Il ne s’agit pas de craindre la fin du monde, mais de se prĂ©parer Ă  faire face aux alĂ©as du quotidien avec sĂ©rĂ©nitĂ©.

En suivant une progression logique basĂ©e sur vos besoins rĂ©els, vous dĂ©velopperez peu Ă  peu les compĂ©tences et l’Ă©quipement nĂ©cessaires pour traverser sereinement les pĂ©riodes difficiles, qu’il s’agisse d’une simple panne de courant ou d’un Ă©vĂ©nement plus sĂ©rieux comme un incendie ou une inondation.

La vraie force du survivaliste ne rĂ©side pas dans son Ă©quipement, mais dans sa capacitĂ© d’adaptation, son savoir-faire et son Ă©tat d’esprit. Cultivez ces qualitĂ©s et vous serez prĂȘt Ă  affronter l’imprĂ©vu.

Dans ce guide complet, vous dĂ©couvrirez comment bĂątir pas Ă  pas votre autonomie face aux situations problĂ©matiques. Du simple orage qui coupe l’Ă©lectricitĂ© pendant 48h jusqu’aux Ă©vĂ©nements climatiques plus graves, je vais vous montrer comment vous prĂ©parer sans stress, sans dĂ©penses excessives, et surtout sans tomber dans la paranoĂŻa.

Un peu d’histoire : des origines Ă  aujourd’hui

Le survivalisme n’est pas apparu du jour au lendemain. Ce mouvement a Ă©mergĂ© aux États-Unis dans les annĂ©es 1960, en pleine guerre froide. Mais ses racines sont plus anciennes : dĂšs 1902, l’officier de marine Georges HĂ©bert dĂ©veloppait l’hĂ©bertisme, une mĂ©thode d’Ă©ducation physique basĂ©e sur le principe « Être fort pour ĂȘtre utile ».

Le terme « survivaliste » lui-mĂȘme fut inventĂ© dans les annĂ©es 1960 par Kurt Saxon, un libertarien amĂ©ricain aux positions controversĂ©es. Le mouvement a connu un vĂ©ritable boom dans les annĂ©es 1970 et 1980, alimentĂ© par la peur d’un conflit nuclĂ©aire entre les grandes puissances.

Avec le temps, cette approche a Ă©voluĂ© vers ce qu’on appelle aujourd’hui le « nĂ©osurvivalisme » : une vision plus pragmatique qui met l’accent sur l’autonomie, l’indĂ©pendance vis-Ă -vis du systĂšme Ă©conomique mondial et un retour Ă  une vie plus proche de la nature.

Le survivalisme moderne se dĂ©finit simplement comme une prĂ©paration active pour faire face Ă  des situations de crise potentielles, qu’elles soient naturelles, Ă©conomiques ou sociales. On s’Ă©loigne des fantasmes apocalyptiques pour se concentrer sur des risques rĂ©els et des scĂ©narios plausibles.

Le survivalisme moderne

Nous l’avons vu, loin des clichĂ©s des « preppers » se prĂ©parant Ă  l’apocalypse, le survivalisme d’aujourd’hui est une dĂ©marche simple d’autonomie et de prĂ©paration. Il s’agit d’acquĂ©rir progressivement des compĂ©tences et du matĂ©riel pour faire face Ă  des situations problĂ©matiques, qu’elles soient quotidiennes ou exceptionnelles.

La rĂ©alitĂ©, c’est que nous affrontons tous des imprĂ©vus : une panne de courant qui dure plusieurs jours, une tempĂȘte bloquant les routes, une blessure lors d’une sortie en nature… Le nĂ©osurvivalisme consiste Ă  se prĂ©parer Ă  ces Ă©vĂ©nements probables plutĂŽt qu’Ă  des scĂ©narios catastrophes peu rĂ©alistes.

Par exemple, savoir purifier de l’eau peut vous servir lors d’une randonnĂ©e, mais aussi si le rĂ©seau d’eau est temporairement contaminĂ© dans votre ville. Cette double utilitĂ© caractĂ©rise l’approche moderne du survivalisme.

Il y a quelques mois toute ma commune a Ă©tĂ© privĂ©e d’eau suite Ă  une rupture de canalisation principale lors de travaux. AprĂšs quelques heures, j’Ă©tais bien contente de pouvoir utiliser mes rĂ©serves d’eau et ne pas stresser comme beaucoup de mes voisins qui consommaient exclusivement l’eau du robinet.

Évaluer les risques

Avant d’acheter le moindre Ă©quipement, prenez le temps d’analyser votre situation personnelle. Chacun fait face Ă  des risques diffĂ©rents selon son lieu de vie, sa situation familiale et ses activitĂ©s.

Un habitant en zone inondable n’aura pas les mĂȘmes prioritĂ©s qu’une personne vivant en montagne. Une famille avec enfants en bas Ăąge doit se prĂ©parer diffĂ©remment d’une personne seule. En plus, de vos risques personnels, vous devrez donc aussi analyser votre environnement.

Pour établir votre « profil de risque », posez-vous ces questions :

  • Quels Ă©vĂ©nements climatiques touchent rĂ©guliĂšrement ma rĂ©gion ?
  • Quelles infrastructures fragiles se trouvent prĂšs de chez moi ?
  • Quels sont mes trajets quotidiens et leurs points faibles ?
  • Quelles personnes dĂ©pendent de moi ?

L’analyse honnĂȘte de votre situation vous permettra d’Ă©tablir une liste de situations Ă  anticiper, classĂ©es par probabilitĂ© et impact. C’est sur cette base que vous construirez votre prĂ©paration.

Un exercice pratique : notez tous les problĂšmes mineurs que vous avez rencontrĂ©s ces cinq derniĂšres annĂ©es (panne de voiture, coupure d’Ă©lectricitĂ©, blessure lĂ©gĂšre…). Ces Ă©vĂ©nements du passĂ© sont souvent les meilleurs indicateurs des difficultĂ©s futures.

Les besoins fondamentaux à sécuriser

Pour structurer votre prĂ©paration, concentrez-vous d’abord sur les besoins humains fondamentaux :

L’eau : prioritĂ© numĂ©ro un

Un adulte a besoin d’environ 3 litres d’eau par jour pour boire et cuisiner. PrĂ©voyez au minimum une rĂ©serve d’une semaine, soit 21 litres par personne.

Pour le stockage, utilisez des contenants alimentaires propres et opaques. Les bouteilles d’eau minĂ©rale du commerce se conservent trĂšs bien, mais vous pouvez aussi investir dans des bidons spĂ©cifiques qui prennent moins de place.

Stocker ne suffit pas. Apprenez aussi Ă  purifier l’eau :

  • Par Ă©bullition (1 minute Ă  gros bouillons)
  • Par filtration (filtres portables)
  • Par traitement chimique (pastilles de purification)

Je recommande d’avoir au moins deux mĂ©thodes diffĂ©rentes de purification. Un petit filtre portable comme le Sawyer Mini (environ 40 â‚Ź) peut traiter des milliers de litres et tient dans une poche. D’ailleurs, j’en ai toujours un prĂšs de moi, que ce soit dans mon sac d’Ă©vacuation (donc Ă  la maison) ou dans la voiture.

L’alimentation : constituer des rĂ©serves intelligentes

Pour l’alimentation, privilĂ©giez une approche progressive en trois niveaux :

  1. RĂ©serve de 72 heures : facile Ă  constituer, elle contient des aliments prĂȘts Ă  consommer ne nĂ©cessitant ni cuisson ni rĂ©frigĂ©ration (conserves, fruits secs, barres Ă©nergĂ©tiques). Personnellement j’ai optĂ© pour les barres Ă©nergĂ©tiques car j’en consomme rĂ©guliĂšrement, je trouve ça bon et je n’aurai pas de problĂšme Ă  en consommer sur plusieurs repas.
  2. Réserve de 2-4 semaines : intégrez des aliments plus variés nécessitant une préparation simple (pùtes, riz, légumineuses, conserves diverses).
  3. Réserve de plusieurs mois : pour les personnes plus avancées, avec rotation des stocks et aliments à longue conservation.

Le secret d’une bonne rĂ©serve alimentaire ? Le principe de « stocker ce que vous mangez et manger ce que vous stockez« . Inutile d’acheter des aliments lyophilisĂ©s coĂ»teux si vous ne les consommez jamais. PrivilĂ©giez plutĂŽt l’achat en quantitĂ© des produits que vous utilisez dĂ©jĂ .

La mĂ©thode la plus simple : Ă  chaque course, achetez un ou deux articles supplĂ©mentaires pour votre rĂ©serve (une boĂźte de thon, un paquet de pĂątes…). En quelques mois, vous constituerez naturellement un stock consĂ©quent sans impacter votre budget.

N’oubliez pas d’organiser votre stockage pour faciliter la rotation : les produits les plus anciens devant, les plus rĂ©cents derriĂšre.

L’Ă©nergie : prĂ©voir des alternatives

Notre dĂ©pendance Ă  l’Ă©lectricitĂ© nous rend vulnĂ©rables. PrĂ©parez-vous Ă  faire face Ă  des coupures grĂące Ă  ces solutions :

  • Éclairage : lampes Ă  LED, lampes frontales Ă  piles, bougies longue durĂ©e
  • Chauffage : sources alternatives comme un poĂȘle Ă  bois si possible ou au minimum des couvertures thermiques
  • Cuisson : rĂ©chaud Ă  gaz portable, rĂ©chaud Ă  alcool
  • Communication : radio Ă  piles/manivelle, batteries externes pour smartphone

Une batterie portable de 20 000 mAh (environ 30 â‚Ź) peut recharger un tĂ©lĂ©phone plusieurs fois. CouplĂ©e Ă  un petit panneau solaire pliable, elle forme une solution autonome trĂšs pratique.

Pour l’Ă©clairage, privilĂ©giez les lampes rechargeables ou fonctionnant avec des piles standards. Les lampes solaires d’extĂ©rieur peuvent aussi servir d’Ă©clairage d’appoint si vous les rentrez la nuit.

Un conseil pratique : vĂ©rifiez rĂ©guliĂšrement l’Ă©tat de vos piles et batteries. Rien de plus frustrant qu’une lampe qui ne fonctionne pas au moment critique ! Je me suis mis un rappel tous les 3 mois pour recharger les batteries et les piles rechargeables, ça prend que quelques minutes, mais je suis sĂ»re d’ĂȘtre opĂ©rationnelle s’il le fallait.

Les kits d’urgence

Un bon survivaliste dispose de plusieurs kits adaptés à différentes situations :

Le kit d’Ă©vacuation (« Bug Out Bag »)

Ce sac Ă  dos d’Ă©vacuation contient tout le nĂ©cessaire pour survivre 72 heures en autonomie si vous devez quitter votre domicile rapidement. Il doit rester prĂȘt en permanence et contenir :

  • Eau (1,5L minimum) et moyens de purification
  • Nourriture concentrĂ©e pour 3 jours
  • VĂȘtements de rechange adaptĂ©s Ă  la saison
  • Kit de premiers secours
  • Outils multifonctions
  • Moyens d’allumer un feu
  • Couverture de survie
  • Lampe et radio portables
  • Copies des documents importants
  • Un peu d’argent liquide

Le poids est un facteur critique : visez un maximum de 10-12 % de votre poids corporel. Pour une personne de 70 kg, le sac ne devrait pas dĂ©passer 7-8 kg.

Une astuce pour allĂ©ger votre sac : privilĂ©giez les objets Ă  usages multiples. Par exemple, un grand foulard type « shemagh » peut servir de bandage, de filtre Ă  eau grossier, d’Ă©charpe, de protection solaire et bien plus encore.

Le kit voiture

Souvent négligé, le kit voiture peut faire la différence si vous tombez en panne dans une zone isolée ou par mauvais temps. Dans un sac compact, placez :

  • Une couverture thermique
  • Des barres Ă©nergĂ©tiques
  • De l’eau
  • Une lampe frontale
  • Des outils basiques
  • Un chargeur portatif pour tĂ©lĂ©phone
  • Des vĂȘtements chauds de rechange
  • Une trousse de premiers secours

J’ai dĂ©jĂ  Ă©tĂ© bloquĂ©e un aprĂšs-midi entier sur une route de montagne, les voitures Ă©taient dans tous les sens, les vĂ©hicules de dĂ©pannages peinaient Ă  circuler et la dĂ©neigeuse n’arrivait pas. Rien de grave, mais avec le froid et l’attente, j’Ă©tais bien contente d’avoir mon kit voiture pour attendre confortablement, au chaud sous un plaid avec ma polaire. J’ai mĂȘme pu aider un autre automobiliste moins prĂ©parĂ© Ă  redĂ©marrer sa voiture avec mon booster de dĂ©marrage.

Le kit de premiers secours

Au-delĂ  du kit de premiers secours standard, ajoutez :

  • Des mĂ©dicaments spĂ©cifiques Ă  votre famille
  • Des antibiotiques (sur prescription mĂ©dicale)
  • Des bandages compressifs
  • Une couverture de survie
  • Une pince Ă  tiques

Suivre une formation aux premiers secours (PSC au minimum) transformera ce matĂ©riel en vĂ©ritable outil de secours. Sans formation, mĂȘme le meilleur Ă©quipement perd une grande partie de son utilitĂ©.

Et si vous ĂȘtes sensible au sang ? Ce n’est pas une excuse pour ne pas ĂȘtre prĂ©parĂ©. Avec la formation et le bon matĂ©riel, deux scĂ©narios sont possibles :

  • L’instinct prend le dessus et vous arrivez Ă  prodiguer les soins malgrĂ© votre apprĂ©hension
  • Quelqu’un de plus Ă  l’aise prend le relais et votre trousse de secours devient alors prĂ©cieuse

Quant Ă  vous, vous aurez tout le loisir de tourner de l’Ɠil une fois l’urgence gĂ©rĂ©e !

Un petit conseil : personnalisez votre trousse en fonction de vos antécédents médicaux. Si vous avez des allergies, des médicaments spécifiques ou des conditions particuliÚres, adaptez votre kit en conséquence.

Une fois que vous aurez constitué votre IFAK (premiers secours), vous pourrez débuter le Trauma Kit, pour les situations plus graves.

Les compétences indispensables du survivaliste

Le matériel ne fait pas tout. Les compétences sont tout aussi importantes, voire plus. Voici celles à développer en priorité :

Premiers secours et santé

La capacitĂ© Ă  gĂ©rer une urgence mĂ©dicale est probablement la compĂ©tence la plus utile au quotidien. Inscrivez-vous Ă  une formation PSC (Premiers Secours Citoyen) prĂšs de chez vous. Cette formation d’une journĂ©e vous apprendra les gestes qui sauvent.

Pour aller plus loin, des formations spécialisées en secourisme en milieu isolé vous donneront des compétences adaptées aux situations sans accÚs rapide aux secours.

La prévention reste la meilleure approche : maintenez votre forme physique et constituez une pharmacie familiale bien pensée.

L’orientation et la navigation

MĂȘme avec la technologie moderne, savoir s’orienter reste fondamental. Apprenez Ă  :

  • Lire une carte topographique
  • Utiliser une boussole
  • ReconnaĂźtre les indices naturels de direction (et demander aux autres !)

C’est tout bĂȘte, mais si vous n’avez plus de batterie sur votre tĂ©lĂ©phone (le GPS consomme beaucoup), si vous savez Ă  minima vous repĂ©rer, ça vous Ă©vitera de tourner en rond. Dans la majoritĂ© des cas, vous tomberez toujours sur une personne Ă  qui demander votre chemin. En plein forĂȘt, la boussole vous permettra de garder le cap et espĂ©rer trouver une sortie rapidement.

L’autonomie alimentaire

Si vous disposez d’un jardin, mĂȘme petit, commencez Ă  cultiver quelques lĂ©gumes faciles : radis, salades, tomates, courgettes… L’expĂ©rience acquise sera prĂ©cieuse.

Sans jardin, vous pouvez explorer la culture en pots ou en appartement (aromates, micro-pousses, champignons).

Apprenez aussi à identifier les plantes sauvages comestibles de votre région. Des sorties guidées sont organisées dans presque toutes les régions de France.

Les techniques de conservation alimentaire complĂštent cette autonomie :

  • La mise en bocaux
  • La lacto-fermentation
  • Le sĂ©chage
  • La conservation dans l’huile ou le vinaigre

Ces méthodes traditionnelles permettent de conserver vos récoltes sans congélateur ni électricité.

Personnellement j’ai dĂ©butĂ© avec des tomates cerises et quelques aromates quand j’Ă©tais en appartement pour cultiver aujourd’hui mes tomates, courgettes, pommes de terre, poivrons, radis, salades…

L’habitat et la sĂ©curitĂ©

Votre domicile est votre premiÚre ligne de défense contre les aléas. Quelques améliorations simples augmenteront considérablement sa résilience :

Renforcement basique

  • Installez des dĂ©tecteurs de fumĂ©e Ă  chaque Ă©tage
  • Ajoutez des verrous supplĂ©mentaires aux portes et fenĂȘtres accessibles
  • PrĂ©voyez une issue de secours pour chaque piĂšce
  • Stockez un extincteur Ă  poudre ABC facilement accessible
  • Renforcez les points d’entrĂ©e (serrures multipoints, barres transversales)

Plan d’urgence familial

Établissez un plan d’urgence avec tous les membres de votre foyer :

  • Points de rassemblement en cas d’Ă©vacuation
  • RĂŽles de chacun
  • Moyens de communication alternatifs
  • Consignes spĂ©cifiques pour les enfants
  • ItinĂ©raires d’Ă©vacuation

Pratiquez réguliÚrement ce plan, comme vous le feriez pour un exercice incendie.

Un Ă©lĂ©ment souvent nĂ©gligĂ© : prĂ©voyez un moyen de rĂ©cupĂ©rer vos enfants Ă  l’Ă©cole en cas de problĂšme. Qui est autorisĂ© Ă  les rĂ©cupĂ©rer ? Quel trajet alternatif emprunter si les routes principales sont bloquĂ©es ?

La dimension psychologique

Face à une situation stressante, votre mental sera votre meilleur allié ou votre pire ennemi. Développez votre résilience psychologique :

  • Pratiquez des techniques de respiration et de gestion du stress
  • EntraĂźnez-vous Ă  prendre des dĂ©cisions sous pression
  • Mettez-vous rĂ©guliĂšrement en situation d’inconfort contrĂŽlĂ© (randonnĂ©e par temps difficile, jeĂ»ne intermittent…)
  • DĂ©veloppez votre adaptabilitĂ© en sortant de votre zone de confort

La prĂ©paration mentale se cultive au quotidien. Par exemple, lorsque vous entrez dans un nouveau lieu, repĂ©rez mentalement les sorties de secours. Cet exercice simple dĂ©veloppe votre vigilance sans gĂ©nĂ©rer d’anxiĂ©tĂ©.

L’acceptation de l’imprĂ©vu joue aussi un rĂŽle majeur. Rappelez-vous que votre plan initial devra probablement ĂȘtre adaptĂ©. C’est votre flexibilitĂ©, plus que votre Ă©quipement, qui fera la diffĂ©rence.

Par oĂč commencer concrĂštement ?

Face à tous ces domaines à explorer, il est normal de se sentir dépassé. Voici une progression sur 6 mois pour débuter sereinement :

Mois 1 : Évaluation et bases

  • RĂ©alisez votre analyse de risques personnelle
  • CrĂ©ez ou peaufinez votre EDC
  • Constituez votre eau (3L/personne/jour pour 7 jours)
  • Achetez une lampe frontale et des piles de rechange
  • PrĂ©parez une trousse de premiers secours basique

Mois 2 : Alimentation et documents

Mois 3 : Énergie et communication

  • Investissez dans des moyens d’Ă©clairage alternatifs
  • Achetez une batterie externe pour appareils Ă©lectroniques
  • PrĂ©parez votre kit voiture
  • Concevez votre Trauma Kit

Mois 4 : Habitat et évacuation

  • SĂ©curisez votre domicile (dĂ©tecteurs, extincteur)
  • PrĂ©parez votre sac d’Ă©vacuation
  • Établissez votre plan d’urgence familial
  • Testez vos Ă©quipements lors d’une sortie en nature

Mois 5 : Compétences pratiques

  • Suivez votre formation aux premiers secours
  • Apprenez Ă  purifier l’eau par diffĂ©rentes mĂ©thodes
  • Commencez un petit potager ou des cultures en pot
  • Allez en rendez-vous sans GPS

Mois 6 : Perfectionnement

  • ComplĂ©tez vos rĂ©serves
  • Testez votre plan d’Ă©vacuation en famille
  • Apprenez des techniques de conservation alimentaire
  • Rejoignez un groupe local de partage de compĂ©tences

Ce calendrier progressif vous permettra d’avancer sans stress ni dĂ©penses excessives. L’objectif n’est pas de tout faire parfaitement du premier coup, mais de progresser rĂ©guliĂšrement.

L’approche communautaire

Le survivaliste solitaire est un mythe. En rĂ©alitĂ©, l’entraide et la communautĂ© sont des piliers de la rĂ©silience.

Identifiez dans votre entourage les personnes partageant votre intĂ©rĂȘt pour l’autonomie. Chacun peut apporter ses compĂ©tences spĂ©cifiques : bricolage, jardinage, secourisme, cuisine, etc.

Des initiatives comme les RĂ©seaux d’Échange RĂ©ciproque de Savoirs (RERS) ou les ateliers collaboratifs vous permettront de rencontrer des personnes aux compĂ©tences complĂ©mentaires. Des stages de survie ou de bushcraft, mĂȘme s’ils n’abordent pas l’autonomie au sens large comme on l’entend aujourd’hui, peuvent mener Ă  des rencontres.

Internet regorge de forums et groupes dĂ©diĂ©s au survivalisme francophone. PrivilĂ©giez ceux qui proposent une approche pratique et modĂ©rĂ©e. N’hĂ©sitez pas Ă  nous demander conseil en commentaire, nous faisons partie de plusieurs groupes Facebook.

Aspect légal et éthique

En France, certains aspects du survivalisme sont encadrés par la loi. Par exemple :

  • Le port et la dĂ©tention d’armes sont strictement rĂ©glementĂ©s
  • Les couteaux sont considĂ©rĂ©s comme des armes (petite tolĂ©rance pour les couteaux suisses)
  • La cueillette de plantes sauvages peut ĂȘtre restreinte dans certaines zones
  • Les techniques de chasse et pĂȘche nĂ©cessitent des permis spĂ©cifiques

Un bon survivaliste est avant tout un citoyen responsable. Vous n’avez pas d’intĂ©rĂȘt Ă  aller Ă  l’encontre de la loi.

Sur le plan Ă©thique, le survivalisme moderne s’Ă©loigne de l’individualisme pour promouvoir une prĂ©paration solidaire. PrĂ©parez-vous Ă  aider vos voisins et vos proches en cas de besoin.

Garder une approche équilibrée

Le danger principal pour un survivaliste dĂ©butant est de tomber dans l’excĂšs et de laisser cette prĂ©occupation envahir sa vie. Gardez toujours Ă  l’esprit que la prĂ©paration est un moyen, pas une fin en soi.

Fixez-vous des objectifs raisonnables et progressifs. Testez rĂ©guliĂšrement vos Ă©quipements et vos plans, mais ne laissez pas l’anxiĂ©tĂ© guider vos dĂ©cisions.

La meilleure prĂ©paration reste celle qui s’intĂšgre naturellement Ă  votre quotidien. Un potager bien entretenu, des connaissances en premiers secours ou un systĂšme de rĂ©cupĂ©ration d’eau de pluie sont utiles tous les jours, pas seulement en cas de crise.

Rappelez-vous : la meilleure situation d’urgence est celle que vous ne vivrez jamais grĂące Ă  votre prĂ©paration et votre vigilance.

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Julie

À bientĂŽt 30 ans, mon rapport Ă  l'autonomie est plutĂŽt commun. Je recherche avant tout Ă  ĂȘtre en sĂ©curitĂ©, en forme physique et Ă  vivre paisiblement. Ces 3 axes guident mon quotidien. La randonnĂ©e entretient ma forme physique et ma rĂ©silience. Ma chienne m'accompagne partout. Elle est mon meilleur moyen de prĂ©vention. Je voyage aussi en fourgon amĂ©nagĂ© que j'ai conçu moi-mĂȘme pour amĂ©liorer mes compĂ©tences en bricolage. L'environnement me tient aussi Ă  cƓur. J'ai un potager, des poules, je consomme local et je limite ma consommation de viande.
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